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Quand la mélodie résonne je me sens si aigue,
Une note qui vole, je ne m'appartiens plus.
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Mon âme intérieure brûle d'un feu étincelant,
Mon être s'évapore, magie du frémissement.
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Dans ce monde harmonieux comme un rêve glissant,
Harmonie de l'écho chasse la peur, chasse l'effroi,
Je me promène aux notes que me souffle le vent,
Je ferme les yeux, âme égarée retrouve l'aura.
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Dans le refuge que m'offrent les voix,
J’oublie le mal du monde, trouve l’inspiration.
Merveilleux univers que tracent mes pas,
Le sillage de mon coeur bat à l’unisson.
Conjugue mes rires, mes pleurs innocents,
La musique offre un abri suffisant.
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Je me perds dans la beauté de ses eaux délétères,
Je deviens sensuelle n'aspirant qu'au mystère,
Au seuil de la passion use de mon droit de tout charmer,
Vibre mon coeur aux amours, souvenirs enlacés.
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Ange déchu dans le songe de la nuit,
Hier, encore j’étais,
Ange de lumière ruisselant du désir de la vie.
Aujourd’hui, je suis.
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2008
Fin d’un chapitre,
Fin d’une histoire.
Un nouveau songe s’invite,
Et s’inscrit dans le Grimoire.
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Je veux ouvrir un nouveau livre,
Tourner les pages, me rendre ivre,
Passagère du coeur à la dérive,
Suivre la vie qui s’offre et me délivre.
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Et mon esprit brise les chaînes..
Oublier mes peines,
Cultiver mes joies,
Mon coeur, mon âme y croient.
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Si comme un papillon, le bonheur s’échappe quand je le poursuis,
Je m’arrête un instant,
Calmement,
Paisiblement.
Et j’attends que sur moi, il se pose,
Délicatement,
Paisiblement.
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M’exprimer dans la douceur,
Dans la compassion,
Dans le débordement du coeur,
La générosité de l’Ame et la passion.
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Faire que la joie coule comme une rivière de diamants.
Cueillir les fragiles instants,
Où le bonheur fait palpiter les sens,
Pour que l’Avenir semble flamboyant.
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Et
Aimer !
Aimer vraiment !
Un corps conquérant,
Ay coeur plus fervent.
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Le Grimoire

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Le grimoire, ce soir s'est ouvert, Libérant des forces de magie pure,
Elles s'élèvent en volutes d'argent, Et s'envolent aux quatre vents...
Plus de chaînes pour la magie passée,
La voilà a nouveau révélée,
Prend possession des corps décharnés, Pour que les âmes puissent s'éveiller.
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Regarde les gens devenus enfants, Retrouvant, amie, la magique innocente, Jouant et riant sur les notes de la vie, Etouffant les guerres sous des larmes de joie.
Oh ! Reste ouvert joli grimoire, Laisse en volutes la magie faire l'histoire...
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Le Seigneur du Mensonge poursuit et harcèle tous ceux qui s'opposent à lui.
Nul besoin de prendre les armes pour s'opposer au Dragon Rouge L'intelligence et l'amour de la liberté suffisent.
Le mal est l'ennemi de tous ceux qui partent en quête de tout ce qui est beau, bon, vrai, juste... On ne peut vaincre le mal par l'épée. |
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Ce n'est point en faisant la guerre qu'on vient à bout de l'obscurité, mais seulement en brillant d'une lumière suffisamment éclatante.
De mémoire ancestrale, le peuple voit dans cette lumière la vérité.
Pourtant...
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Nous vivions une époque sombre lorsque la déesse m'est apparut. Une luminosité nouvelle irradiait de son regard quand elle incanta un sortilège. Sa main se referma sur un gros Livre relié en cuir que je reconnus : Les Prophéties de la Vérité.
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Ses doigts longs et fuselés feuilletèrent rapidement les pages jaunies et usées du Livre Sacré. Sa voix retentit, dans tout ma contrée, lorsque qu'elle récita les vers de la Prophétie :
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Quand le rayon d'or la terre entrera,
L'âge le plus sombre s'achèvera;
Quand le feu de l'ange la terre illuminera,
Un jour plus lumineux sous les étoiles brillera.
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Un jour de lumière, un âge de tolérance,
L'éclat des âmes nobles sur la terre tombera ;
La fin de la nuit, la fin de la guerre,
Sur notre planète, naîtra un nouveau genre humain.
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Porteur de la Coupe des Cieux,
La claire lumière de l'Unique au coeur et dans les yeux,
Le salut à la terre, il apportera,
Et dans le ciel les couleurs ranimera.
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Et là, dans ces étoiles, lumières intemporelles,
Objets de nos songes, nos rêves, nos aspirations
Sur ces hauteurs à l'éclat exceptionnel,
Les nobles et vrais valeurs renaîtront.
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Le véritable voyage
de découverte
ne consiste pas à chercher
de nouveaux paysages,
mais à avoir de
nouveaux yeux.
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Ainsi est écrit la Prophétie.
Il faut y croire et la cultiver.
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Et voici que j'embrase de mon regard le monde merveilleux que j'ai modelé à mon âme.
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Aux accords des milliers de sifflements du matin et dans les éblouissants rayons de l'aube qui se reflètent à travers les fenêtres de mon Refuge, la lumière pénètre les vitraux.
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J'entends des oiseaux chanter dans des jardins invisibles.
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Suave est le parfum mélancolique des fleurs dont je suis recouverte.
 

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De la corniche sculptée des montagnes... La beauté de la lumière émane de cet endroit.
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Aux loin, des constructions étrangement Avaryanesques...
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| A d'innombrables immensités de là, bien loin de la Porte du Sommeil Profond, du bois enchanté et de la Terre des Jardins...
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Au-delà des abords crépusculaires, le chaos rampe et rêve de ma Cité Inconnue.
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Il ne sait pas...
Qu'une Guerrière veille sur cet Autremonde...
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De l' autre côté du monde,
Où germent des passions fécondes,
Je remplie l' obole,
D' un flot de douces paroles.
Et par les soirs de pleine lune,
Mes mains tournées vers le firmament,
Habilement, je trace des Runes ;
Envoûtement des éléments.
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Mon Avatar s'évangélise,
Ailes en corolles,
Je me réalise,
Je m' auréole.
Magie de la tendresse ;
Actions saintes ;
Sortilèges des caresses ;
Rallume la flamme éteinte.
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Charme de prophétesse,
Je revêts mes plus beaux atours,
Je bois le philtre d' amour,
Pour l' union sacrée de deux coeurs,
Alchimie des âmes soeurs.

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Sous la plume, les mots murmurent,
Une prière que délivre le parchemin.
Le monde que façonne mon écriture,
Imagine un autre destin.
De Paix et de sérénité, je m'abreuve,
Lorsque je visite mon domaine.
L' abri est calme, l' abri est zen,
Aucun conflit aucune peine.
L' horizon couchant en est la preuve.
Au temple des prières où je me rends,
J' implore les Dieux de ce lieu mythique.
Auprès d' eux je fais Serment,
Promesse légendaire ou prophétique...
De ranimer la Terre des justes,
de la Protéger pour un règne de Paix.
Et vous ! Chefs de Contrées !
Soyez prêts à prendre la route.
Un à un défendons nos idées,
Qu' aucune armée ne mettra en déroute.
Emportons les chants à chanter en chemin,
les contes à redire pour nos bambins.

Et les histoires à sourire qui égaieront un long parcours.
Je ne suis pas une errante,
Je n' ai pas de terre à vendre,
Je n' ai pas de terre à prendre,
Je règne en Maître sur le Monde que je m' invente.
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Créations Lolla |
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Reste immobile et ouvre ton esprit...
Garde le silence, regarde et écoute, Apaise ton coeur qui n' attend que toi, Éloigne toi des pensées frénétiques et agitées, des visions et des bruits de ce monde insensé.
A toi visiteur,
je souhaite un doux sommeil,
et des rêves de prairies émaillées de fleurs dans l' herbe drue,
d' îles bercées de vagues rondes,
de calmes océans semés d' or et d' argent,
de pays inventés par toi,
de conversations chaleureuses entre amis,
de chemins menant vers de fêtes,
de chagrin consolé, d' espoir revenu.

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Le murmure de tes silences comme un vent sur la mer,
Partent en dérive et n'aspirent qu'au mystère.
Au bout de mon âme que consument mes doigts,
Les notes s'envolent et pleurent les pourquoi.
Dans le songe océanique, j'entends la symphonie du vent :
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Ecoutant un écho au delà des enfers,
Je m'inspire des lieux qui ne tentent que moi.
Etourdi de mirages je voudrais tout refaire.
Pénétrer la mort qui m'a éloigné de toi.
Ame soeur qui s'entraîne à me dire :
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Je me laisse emporter, je ne m'appartiens plus.
Je vogue en secret, dans ce monde distordu.
Coule la peine du coeur où s'arrête le temps
Rêve doux, loin de tout, un murmure me parvient :
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Tu m'as donné la vie mais sans toi je suis nue.
Cet éclat de soupir que me souffle le vent,
Me rappele tes mots comme ton sourire.
Ton fantôme s'enchante à me dire :
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J’écris ta DIGNITE en lettres capitales,
Qui te sied mieux qu’un sarcophage.
Et je t’enlace de mon amour congénitale.
Une paix à vivre, le temps d’un poème,
A genoux, dans mon refuge, j' écoute le Requiem :
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L'emblême de mes rêves aux couleurs infinies,
Porte ma peine de toi, messager transcendantal.
Je traverse le voile du rêve qui nous sépare,
Pour te construire, dans ce refuge, un mémorial.
Écrire au vent des mots un peu hagards,
Pour que résonne le refrain d'une éclatante litanie.

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Je suis une ombre parmi l'aurore,
Venue t'apporter quiétude et poésie,
L'hommage humble d'une Ame en peine,
Qui voit défiler passé, présent, futur mort.
Ton souvenir bercera jusqu'à la fin ma rîve,
Eclairant mon chemin dans les moments de dérives.
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Dans la douceur de mon crépuscule,
Joie et mélancolie affabulent.
Librement ici je déambule,
Rires et larmes tintinnabulent.
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S'envole mon âme sans lendemain,
Sur la toile, l'écriture d'un parchemin.
Reflet ou miroir d'un quotidien,
Parfois mon spleen s' égare incertain. |
 
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A corps perdu je m'engourdis,
Le tourbillon des mots me ravit.
Philtre magique dont l'encre purifie,
Chasse le démon de la mélancolie.
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Source insondable de mon jardin,
Je puise et bois un élixir divin.
Imprègne en moi des sentiments sereins,
Surgissent alors des souvenirs souverains. |

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L'onde des souvenirs, pouvoir du génie,
Règne en Maître sur l'Amour Infini.
Désordres, querelles sur notre passage,
Se dissoudront dans le sable de notre rivage.
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Mon âme architecte compose ma féerie,
Croire en Nous est le remède prescrit....
Ciel où tournent les astres invisibles,
De notre azur chassons les plaies nuisibles. |
 
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Douce contrée où je me sens libérée.
Voile d'un songe sibyllin sur la réalité.
Les mots pansent les maux, modestes,
Images virtuelles un peu funestes.
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J' invoque ardemment le monde déçu,
Je divague parmi les anges déchus.
Je chante l'amour, le songe et l'agir,
Le doux tourment pour lequel je soupire.
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Le sablier du temps s' écoule obscurément,
Sel de mon amertume s'évapore lentement.
Cupidon et Vénus, je prie ardemment,
Pour que notre Amour retrouve l'enchantement.
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Les doigts sur le clavier je m' abandonne aux rêves,
L'esprit ardent à toutes images qui m'élèvent.
Et je deviens mélodie et je deviens cette eau,
Je pianote naïvement des partitions trop brèves,
Hypnotisée par le paysage qui m'offre une trêve.
Ici se dresse une campagne tranquille que domine mon château.
Ici mon âme s'apaise et trouve le repos.
Je m' égare oisive vers des chemins sinueux,
Que mon esprit esquisse en clichés majestueux.
Sous des feuillages dont l' ombre me rassure,
Blottie dans ce refuge je soigne mes blessures.
La nuit succède au jour comme au ciel nuageux,
Dans cet abri virtuel, le temps est impétueux.
Un autre ciel s' ouvre et montre un possible futur.
Les couleurs de la vie offrent mille parures.
Je me perds sans fin dans mes rêves comme dans
Mes pensées qui ne sont que mots que je frappe...
Mon labyrinthe court se jeter l' imprudent !
Du haut de ma fenêtre, mon âme s'échappe.
Les yeux clos un instant sur ces rêves confus,
Je deviens Muse aux mille vertus.
Les doigts sur le clavier je n' attends plus personne.
Au clair-obscur je rends hommage à mon amour fantôme.
Les bourrasques du vent violent m' opposent un refus.
De la tourmente, demain, renaîtra l'amour déchu.
J' entends au loin la cloche de la réalité qui résonne.
Le songe merveilleux me quitte, m'abandonne.
J'ouvre les yeux et me rappelle qui je suis.
L'arc-en-ciel de la vie se dresse devant moi,
Son arche me protège de la mélancolie.
Ravivant mes sens, provoquant l'émoi.
Chaque jour qui passe, m’éloigne de toi...
Ton coeur du peu de moi s'est vidé.
Ton silence me glace et me remplit d'effroi.
Il ne reste à la place, qu'un champ dévasté.
Une histoire abîmée, bout de papier déchiré...
Chaque soir mes larmes se frayent le chemin,
Qu'hier encore, empruntaient tes mains...
Et puis le sang bouillant qui se met à couler.
De nous deux ce soir, il ne reste presque rien,
Qu'une union égarée séparant nos destins.
Le souffle évanoui de n'être rien pour toi...
La certitude aussi d'avoir encore échoué.
Tu poursuis ta route sans te retourner...
Laisses moi ici, m’évanouir un peu.
Assécher enfin les rivières de mes yeux...
Fondre dans le décor, mes lambeaux de chair.
La tête posée au creux de la terre...
Fouillant sans relâche, le sol appauvri.
Creusant en criant "que mon Amour s'est enfui".
Le vide enfin m'absorbe et me soigne de toi...
La béance de mon coeur se referme doucement.
Le poison qui s’échappe, me rend fiévreuse,
Refusant à mon âme et mon corps cet élan,
D'attendre, d'espérer et d'être amoureuse...
La page est tournée, mais je ne pourrai jamais oublier.
Mon sommeil et mes rêves seront à jamais tourmentés.
Je prie alors pour qu'un ange gardien,
Veille sur mon repos et chasse le chagrin.
Ton âme égarée peut être un jour se rappellera....
Que je fus celle que tu abandonnas,
J'étais, je suis, je serai celle qui toujours t'aimera.
Une larme de toi...
Une seule suffira...
Retour à la vie.
Retour à l'espoir.
Retrouver mes Amis,
Rêver le jour, rêver le soir.
Revenir sur la toile noire.
Sur les paroles de Damien Saez, j'ai réalisé un petit clip,
pour mon Homme qui a fui mon désespoir.
Je retourne à mes rêves,
parce que j'ai à nouveau envie de voir,
sur mon chemin, une nouvelle aube qui se lève.
L'avenir nous appartient et j'ai envie d'y croire.
Mes voyages dans l'univers virtuel me séduisaient, m'enchantaient et parfois me troublaient.
Mon expérience m'a permis de trouver le juste équilibre entre rêve et réalité.
Au rythme de mes passages, j'ai rempli les pages de mon journal de bord.
Je m'échappais de la réalité d'où parfois surgissait d'incroyables obstacles.
Je cherchais dans l'ondulation des mots, des vérités qui m'interpellaient et tintaient ma réalité
d'un écho qui me rassurait.
La pensée des mots allait et venait comme le ressac des vagues.
Des ombres se croisaient et disparaissaient.
Ici, l'anodin se transformait en conte des milles et une nuits.
Je volais comme un aigle pour toucher le ciel.
Prête à voguer sur Les mers du virtuel,
J'écrivais entre ciel et terre.
Sur l'océan du temps je me déplaçais par les crépuscules de mes pensées.
Sur mon chemin, passée la Lune Noire, J'entrevoyais l'horizon d'Autremonde, subtil mélange
de ma réalité.
Comme le soleil s'effaçait à la lumière sombre de mes mots, l'unique façon de rallier
Autremonde était d'écrire sur cette étrange feuille de papier.
Judicieuse manière de m'échapper de la réalité !
Remplir les pages de mon carnet de Voyages virtuel !
Tenter de trouver des mots justes, subtilement les distiller.
Voyager sur les Mers du Virtuel et respirer les embruns d'une douce irréalité.

Quand je fermais les yeux et t'imaginais, Des paysages se projetaient dans mon esprit. Je te dessinais, te sculptais, je te devinais.
Tu prenais vis dans ma Réalité,
Tu me permettais d'espérer.
Je percevais sans peine ta chaleur. Un courant magnétique s'installais entre nous et ton aura à la mienne, sans heurt, se mêlait comme par magie et se dissout.
Sans retenu nous nous livrions : Peines, joies, amour et mêmes sensations. Nous nous inventions une contrée souveraine, Refuge où temps et vent s'égrènent.
Passant du quotidien aux rêves d'avenir. De la monotonie à l'allégresse de se parler. Rien ne pouvait entraver nos parole, nos rires. Personne ne pouvait effacer les mots échangés.
Celui qui n'a jamais navigué sur les Mers du Virtuel, Ne peut comprendre et même s'imaginer À quel point des liens solides peuvent se former, Des liens d'amitié immuables, intemporels, Qui ne cessent de grandir à chaque octet utilisé.
Par la simple pensée nous donnions la vie. Métamorphoser le virtuel en réel. Deviner des pleurs, des rires, ce qui s'ensuit. Ressentir des joies, des tristesses, des caresses,
N'est-ce pas réel ?
Lorsque le moment venait de quitter cette contrée C'est avec nostalgie que mon refuge s'éteignait. Combien de rêves, de tendresse, d'amitié Restent à jamais gravés, signe divin, Que le monde est encore plein d'humanité.
Je referme la dernière page de mon Journal de Bord. La pluplart des images étaient animées
et je n'arrive pas à expliquer pourquoi sur mon billet, elles restent figées.
Sans doute une nouvelle infidélité de mon hébergeur...
Je dédie également ces derniers mots à un Ami :
il s'appelait François et cultivait une contrée virtuelle magnifique.
Son voyage s'est arrêté Dimanche 9 Septembre 2007.
Un voyage, une vie bien trop courte...
Quant à moi, le voyage se poursuit maintenant uniquement dans la réalité.
Bon Voyage à vous Aminautes.
Faites fleurir vos contrées, cultivez les avec soin, amour, plaisir et amitié.
Partagez avec franchise et sincérité.

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