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| Je veux que le poème soit Nuit, Errance Dans un désert asséché, Du mystère… Où la vie vient s’échouer, Je veux Qu’il soit combat, Non pas musique dénouée, Mais passion d’exprimer en soi l’incohérence. Le désordre prendra feu si l’on ne joue pas Le tout pour le tout.
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| Tandis que d’autres, indifférents, Sûrs d’eux, Se gaspillent ou se préparent, Le soir à mourir, Toute la nuit je cherche des petits cailloux, Dans le monologue de chaque jour. Même très usés, Qu’ils brillent, Dans leur épaisse obscurité, maigres chimères, Hasardeux, que le sens émeut Et qu’abreuve le sentiment.
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| Lorsque tombe le soir dangereux, Mon âme s’éveille en moi et m’inspire ; Quand la nuit chasse toute image réelle, J’esquisse et impose de drôles de paysages, Carte ardente tirée au destin de l’esprit, Monde du Merveilleux, La Fantasy…
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| Alors je cède au crime de la solitude, La nuit, billets inspirés ou froissés, Que des heures j’ai préparé en moi ; A présent que naît la lumière céleste, Vole l’écriture, A la recherche du songe habité.
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| La nuit, Images aux appels secrets, L’imagination en feu, Qui joue des yeux et des paroles, Dévoile mes songes écrits, La plume zéphyr soufflant partout jusque dans les mots que boit l’aube.
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